L'Art de la Bourde,
de la Poisse
& Autres Catastrophysiques
ACCIDENTOGÈNE

 

COMÉDIE

LA

« L'arroseur arrosé » des Frères Lumière (1896)

Vaudeville des années 1900

LES ORIGINES

Le jeu accidenté et le gag visuel sont intimement liés au cinéma burlesque.

D’ailleurs, le cinéma, dès sa naissance, a cherché à faire rire avec un accident dans le célèbre film

« L'arroseur arrosé » des frères Lumière. Cependant, ce ne fut pas le début de la grande aventure !

 

Richard Boston, dans son livre « Anatomie du rire », a justement écrit :

« À l’époque du muet, les précurseurs des comédies étaient des artistes de music-hall,

des clowns et des acrobates de cirque. Les grands comiques de l’âge d’or arrivèrent avec ce bagage

dans le cinéma, en ayant affiné leurs techniques et leur personnage comique sur les planches

des music-halls ou des théâtres de vaudeville. Max Linder fit ses débuts au théâtre à Bordeaux ;

Fatty Arbuckle commença à se produire dans des fêtes foraines et des théâtres de vaudeville.

Chaplin fit ses classes dans la troupe anglaise de pantomime de Fred Karno et en devint la vedette

avant de découvrir l’Amérique. Stan Laurel, à cette époque devint la doublure de Charlie Chaplin ;

Buster Keaton, lui, fut propulsé par ses parents dès l’âge de cinq ans sur une scène de vaudeville ;

quant à Harry Langdon, il fut acrobate de cirque avant d’être repéré par Mack Sennett.

Harold Lloyd commença par jouer des petits rôles dans une compagnie de théâtre

et W.C. Fields pratiqua la jonglerie avec des briques, avant de se mettre à jongler au cinéma avec les mots.

Les Marx Brothers, un groupe musical, firent de nombreux bides dans les théâtres de vaudeville

avant de découvrir qu’ils avaient intérêt à insulter le public préventivement, plutôt que de lui laisser

prendre l’offensive. Quand ces artistes firent leur apparition devant l’objectif d’une caméra,

ils possédaient un répertoire de numéros tout prêts. »

© Stage à Shanghai en Chine

© Stage au Samovar

© Stage à Shanghai en Chine

© Stage à Bruxelles en Belgique

© Photo Yves Kerstlus - Kino Kabaret à Bruxelles

LA GRAVITÉ JOYEUSE

Les stages mettent l'accent sur l'humour physique, le gag visuel et l'accident burlesque

qui amènent le corps à vivre, ce que j'appelle, « La gravité joyeuse ».

 

Glisser, rater, déraper, trébucher, s'accrocher, s'emmêler, tomber, se cogner, esquiver,

gifler, frapper, … Bagarres, chamailleries, gamelles, coups, …

Le répertoire de « gags physiques » dans lequel les acteurs du cinéma muet

puisaient toutes sortes d'idées est abordé comme base technique de référence

et à travers cette pédagogie de la bourde et de la poisse, mon défi est de révéler

la fantaisie maladroite et le talent de l'absurde de chacun et toute l'humanité qui en découle.

 

L'accident de parcours, la catastrophe, le geste stupide, la malchance sont un terrain de jeu formidable.

L'expression « se fendre la gueule » est donc employée au propre comme au figuré !

Ceci, sans perdre de vue qu' « Être comique est un sujet très sérieux » (Groucho Marx)

LES OBJECTIFS

→ Jouer avec la condition humaine confrontée à la gravité dans tous les sens du terme.

→ Mettre en lumière l’universalité de l’échec et glorifier la gaucherie.

→ Développer son habileté maladroite et sa virtuosité de la gaffe.

→ Découvrir, explorer et assimiler toutes les actions catastrophiques avec différents supports,

     dans diverses situations, rythmes, états et les mettre au service du jeu.

→ Apprivoiser toutes formes d’obstacles et s’en faire un partenaire de choc.

→ Apprendre et prendre goût à la chute et aux coups.

→ Acquérir le travail de conviction, de réaction et de reconstruction lié à l’accident

     comme terrain propice au jeu et au développement du personnage.

→ Être dans « la prise de risque positive », c’est-à-dire calculée mais ludique.

→ Devenir autonome pour s’entraîner, créer, répéter et jouer une routine accidentée

     en la mettant au service du personnage.

 

LE DÉROULEMENT
LA PRÉPARATION PHYSIQUE

Les stages débutent par un échauffement en accord avec les capacités physique de chacun.

Il prépare le corps progressivement à l’effort et le rend disponible au jeu.

Il favorise également la concentration, la récupération et évite les blessures.

Vient ensuite les exercices spécifiques à la pratique de l’accident.

Ils permettent d’améliorer les qualités physiques et préparent à la prise de risque physique.

Pour finir, un temps purement ludique vient parfaire cette préparation.

En duo, trio ou groupe, les jeux sont une bonne façon de réveiller son « déconneur »

et de rentrer en interaction avec les autres.

LES TECHNIQUES D'ACCIDENTS

Les accidents sont dans un premier temps décomposés puis explorés et enfin répétés

sous forme de mouvements chorégraphiés afin d’obtenir une certaine aisance.

Ils sont, dans un second temps, mis en situation sous forme de courtes saynètes.

L’accent est alors mis sur le contrôle, le réglage et la précision gestuelle.

LES TECHNIQUES DE JEU

Une fois la technique assimilée, place à l’improvisation, et à l’importance du travail sur,

entre autres, la sincérité, la conviction, le timing, les états et les réactions.

En effet, la réussite d’un « gag accidenté » n’est pas conditionnée seulement par l’action
(l’exécution technique de l’accident) mais également dans la manière de l’amener

et dans ses conséquences sur le personnage et la situation, c'est à dire le jeu.

Cette étape donne toute la place au personnage.

Elle met, par conséquent, en évidence la fantaisie propre à chacun.

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now