LA GRAVITÉ JOYEUSE

Les stages mettent l'accent sur l'humour physique, le gag visuel et l'accident burlesque qui amènent le corps à vivre,

ce que j'appelle, la « gravité joyeuse ».

 

Glisser, rater, déraper, trébucher, s'accrocher, s'emmêler, tomber, se cogner, esquiver, gifler, frapper, … Bagarres, chamailleries, gamelles, coups, … Le répertoire de « gags physiques »

dans lequel les acteurs du cinéma muet

puisaient toutes sortes d'idées est abordé comme base technique de référence

et à travers cette pédagogie de la bourde

et de la poisse, mon défi est de révéler la fantaisie maladroite et le talent de l'absurde de chacun et toute l'humanité qui en découle.

 

L'accident de parcours, la catastrophe,

le geste stupide, la malchance sont vécus

comme un terrain de jeu formidable pour vivre des aventures émotionnellement jouissives. Bref, l'expression « se fendre la gueule » est employée au propre comme

au figuré !

 

OBJECTIFS

- Révéler sa fantaisie physique,

  son talent de l'absurde et par conséquent,

  découvrir son propre univers comique.

- Développer son habileté maladroite,

  se complaire dans le déséquilibre,

  l’inefficacité et l’accident de parcours.

- Apprendre et prendre goût à la chute

  et aux coups.

- Explorer toutes les attitudes et mouvements

  qui amènent l’accident dans diverses

  situations, rythmes, états et sur différents

  supports et les mettre au service du jeu.

- Assimiler les triches, les illusions

  et les placements par rapport au public

  ou la caméra.

- Mieux appréhender l'autre et s'en faire

  un partenaire de choc par un travail

  sur la confiance, l’écoute, les réflexes

  et la synchronisation.

- Apprendre le contrôle corporel

  et prendre conscience des différentes

  tensions musculaires propre à chaque

  accident.

- Être dans la « prise de risque positive »

  c’est-à-dire, calculée mais toujours ludique.

- Devenir autonome pour s’entraîner, créer,

  répéter et jouer une routine accidentée

  en la mettant au service du personnage.

 

DÉROULEMENT
ÉCHAUFFEMENT

Les stages débutent par un échauffement

en accord avec les capacités physique

de chacun. Il prépare le corps à l’effort,

le rend disponible au jeu et évite

les blessures.​

​

TECHNIQUE & IMPROVISATION

Les techniques, classées par thèmes

d'actions accidentées, sont progressives

dans leur niveau de difficulté.

Dans un premier temps, elles sont

décomposées puis répétées sous forme

de mouvements chorégraphiés jusqu'à

ce qu'elles deviennent naturelles

dans leur exécution.

Dans un second temps, elles sont mises

en situation sous forme de petites saynètes

très réalistes. Enfin, la place est donnée

au personnage qui apportera fraîcheur

et spontanéité à la situation et mettra

en évidence la fantaisie propre à chacun.

 

ÉTIREMENTS

Comme les échauffements sont essentiels avant les cascades, les étirements le sont après. Suivant la façon dont le corps a été sollicité pendant la journée, un temps est consacré à des étirements. Ils aident à la récupération et minimisent les courbatures du lendemain.

LA COMÉDIE ACCIDENTOGÈNE...

LES ORIGINES

Le jeu accidenté et le gag visuel sont

intimement liés au cinéma burlesque.

D’ailleurs, le cinéma, dès sa naissance,

a cherché à faire rire avec un accident

dans le célèbre « Arroseur arrosé »

des frères Lumière. Cependant ce ne fut

pas le début de la grande aventure !

 

Richard Boston, dans son livre

« Anatomie du rire », a justement écrit :

« À l’époque du muet, les précurseurs

des comédies étaient des artistes de music-hall,

des clowns et des acrobates de cirque.

Les grands comiques de l’âge d’or arrivèrent

avec ce bagage dans le cinéma, en ayant

affiné leurs techniques et leur personnage

comique sur les planches des music-halls

ou des théâtres de vaudeville. Max Linder

fit ses débuts au théâtre à Bordeaux ;

Fatty Arbuckle commença à se produire dans

des fêtes foraines et des théâtres de vaudeville.

Chaplin fit ses classes dans la troupe anglaise

de pantomime de Fred Karno, et en devint

la vedette avant de découvrir l’Amérique.

Stan Laurel, à cette époque devint la doublure

de Charlie Chaplin ; Buster Keaton, lui,

fut propulsé par ses parents dès l’âge

de cinq ans sur une scène de vaudeville ;

quant à Harry Langdon, il fut acrobate

de cirque avant d’être repéré par Mack Sennett. Harold Lloyd commença par jouer des petits rôles dans une compagnie de théâtre et W.C. Fields pratiqua la jonglerie avec des briques, avant de se mettre à jongler au cinéma avec

les mots. Les Marx Brothers, un groupe musical, firent de nombreux bides dans les théâtres

de vaudeville avant de découvrir qu’ils avaient intérêt à insulter le public préventivement,

plutôt que de lui laisser prendre l’offensive.

Quand ces artistes firent leur apparition

devant l’objectif d’une caméra, ils possédaient

un répertoire de numéros tout prêts. »

(Neil Sinyard, Les Clowns au cinéma)

 

Pantomime, clowns, acrobates, jongleurs, musiciens… La diversité des domaines

de compétences artistiques a fait la richesse

du cinéma burlesque et sans nul doute contribué à son succès.

LES STAGES

Film « L'arroseur arrosé » des Frères Lumière (1896)

Vaudeville des années 1900

Troupe « Karno » avec Stan Laurel &  Charlie Chaplin (1910)

Spectacle « The Three Keatons » avec Buster Keaton (1905)

LA COMÉDIE ACCIDENTOGÈNE...

ET POURQUOI PAS « CASCADE BURLESQUE » ?

J’ai longtemps intitulé mes stages « Cascade Burlesque » mais, au fil du temps,

ma méthode s’est précisée et aujourd’hui, il me paraît évident que ces termes

relèvent plus d’une formule de stage spécifique que le nom de la discipline que j’enseigne.

En effet, et vous en conviendrez aussi je pense, il me paraît un p'tit pneu exagéré d'employer

ces termes pour parler de quelqu'un qui , par exemple, se prend la branche de ses lunettes

dans l’œil en étant assis sur une chaise ! Nous sommes d'accord ?!

Optons pour « Comédie Accidentogène » ! Formule englobant l'ensemble des gags accidentés,

c'est pas rien pour la bande d'incapables que nous sommes et qui donne un petit côté

comico-pathologique non négligeable pour une discipline basée sur la maladresse et la malchance.

 

Faire ce choix n'est pour moi pas anodin, c'est même l'état d'esprit de ma pédagogie.

Je suis une fervente partisane du « petit » accident !

D'abord, parce qu'il me fait plus rire, ensuite parce qu'il donne, à mon sens, plus de place au jeu

et pour finir parce qu'il touche au virtuose… C'est à dire, au travail, au travail et encore au travail !

Et quand on n'en a pas peur, il serait dommage de s'en priver à cause d'un âge avancé

ou d'un manque de capacité physique. Ces points étant à prendre en compte quand on est,

par exemple, peu sportif ou que l'on désire être sur scène jusqu'à la fin de sa vie.

Et allez savoir pourquoi le terme « Slapstick » n'a pas traversé l’Atlantic ?! Hic !!!

 

LES ORIGINES DE CETTE DISCIPLINE

Le jeu accidenté et le gag visuel sont intimement liés au cinéma burlesque.

D’ailleurs, le cinéma, dès sa naissance, a cherché à faire rire avec un accident dans le célèbre

« Arroseur arrosé » des frères Lumière. Cependant ce ne fut pas le début de la grande aventure !

 

Richard Boston, dans son livre « Anatomie du rire », a justement écrit :

« À l’époque du muet, les précurseurs des comédies étaient des artistes de music-hall, des clowns

et des acrobates de cirque. Les grands comiques de l’âge d’or arrivèrent avec ce bagage dans le cinéma,

en ayant affiné leurs techniques et leur personnage comique sur les planches des music-halls

ou des théâtres de vaudeville. Max Linder fit ses débuts au théâtre à Bordeaux ; Fatty Arbuckle commença

à se produire dans des fêtes foraines et des théâtres de vaudeville. Chaplin fit ses classes dans la troupe anglaise

de pantomime de Fred Karno, et en devint la vedette avant de découvrir l’Amérique. Stan Laurel,

à cette époque devint la doublure de Charlie Chaplin ; Buster Keaton, lui, fut propulsé par ses parents dès l’âge

de cinq ans sur une scène de vaudeville ; quant à Harry Langdon, il fut acrobate de cirque avant d’être repéré

par Mack Sennett. Harold Lloyd commença par jouer des petits rôles dans une compagnie de théâtre

et W.C. Fields pratiqua la jonglerie avec des briques, avant de se mettre à jongler au cinéma avec les mots.

Les Marx Brothers, un groupe musical, firent de nombreux bides dans les théâtres de vaudeville avant de découvrir

qu’ils avaient intérêt à insulter le public préventivement, plutôt que de lui laisser prendre l’offensive.

Quand ces artistes firent leur apparition devant l’objectif d’une caméra, ils possédaient un répertoire

de numéros tout prêts. » (Neil Sinyard, Les Clowns au cinéma)

 

Pantomime, clowns, acrobates, jongleurs, musiciens…

La diversité des domaines de compétences artistiques a fait la richesse du cinéma burlesque

et sans nul doute contribué à son succès.

© Stage à Shanghai, Chine (2011)

© Photo Christian Tétard avec Charlotte Azan (2016)

© Stage à Shanghai, Chine (2011)

© Photo Melissa Cornu - Stage en Belgique (2016)

© Photo Laure Sornique avec Stéphane Courtial (2016)

LES STAGES

LA GRAVITÉ JOYEUSE

Les stages mettent l'accent sur l'humour physique, le gag visuel et l'accident burlesque

qui amènent le corps à vivre, ce que j'appelle, « La gravité joyeuse ».

 

Glisser, rater, déraper, trébucher, s'accrocher, s'emmêler, tomber, se cogner, esquiver,

gifler, frapper, … Bagarres, chamailleries, gamelles, coups, …

Le répertoire de « gags physiques » dans lequel les acteurs du cinéma muet

puisaient toutes sortes d'idées est abordé comme base technique de référence

et à travers cette pédagogie de la bourde et de la poisse, mon défi est de révéler

la fantaisie maladroite et le talent de l'absurde de chacun et toute l'humanité qui en découle.

 

L'accident de parcours, la catastrophe, le geste stupide, la malchance sont un terrain de jeu formidable.

L'expression « se fendre la gueule » est donc employée au propre comme au figuré !

Et ceci, sans perdre de vue qu' « être comique est un sujet très sérieux » (Groucho Marx)

LES OBJECTIFS

→ Jouer avec la condition humaine confrontée à la gravité dans tous les sens du terme.

→ Mettre en lumière l’universalité de l’échec et glorifier la gaucherie.

→ Développer son habileté maladroite et sa virtuosité de la gaffe.

→ Découvrir, explorer et assimiler toutes les actions catastrophiques avec différents supports,

     dans diverses situations, rythmes, états et les mettre au service du jeu.

→ Apprivoiser toutes formes d’obstacles et s’en faire un partenaire de choc.

→ Apprendre et prendre goût à la chute et aux coups.

→ Acquérir le travail de conviction, de réaction et de reconstruction lié à l’accident

     comme terrain propice au jeu et au développement du personnage.

→ Être dans « la prise de risque positive », c’est-à-dire calculée mais ludique.

→ Devenir autonome pour s’entraîner, créer, répéter et jouer une routine accidentée

     en la mettant au service du personnage.

 

LE DÉROULEMENT
LA PRÉPARATION PHYSIQUE

Les stages débutent par un échauffement en accord avec les capacités physique de chacun.

Il prépare le corps progressivement à l’effort et le rend disponible au jeu.

Il favorise également la concentration, la récupération et évite les blessures.

Vient ensuite les exercices spécifiques à la pratique de l’accident.

Ils permettent d’améliorer les qualités physiques et préparent à la prise de risque physique.

Pour finir, un temps purement ludique vient parfaire cette préparation.

En duo, trio ou groupe, les jeux sont une bonne façon de réveiller son « déconneur »

et de rentrer en interaction avec les autres.

LES TECHNIQUES D'ACCIDENTS

Les accidents sont dans un premier temps décomposés puis explorés et enfin répétés

sous forme de mouvements chorégraphiés afin d’obtenir une certaine aisance.

Ils sont, dans un second temps, mis en situation sous forme de courtes saynètes.

L’accent est alors mis sur le contrôle, le réglage et la précision gestuelle.

LES TECHNIQUES DE JEU

Une fois la technique assimilée, place à l’improvisation, et à l’importance du travail sur, entre autres,

la sincérité, la conviction, le timing, les états et les réactions.

En effet, la réussite d’un « gag accidenté » n’est pas conditionnée seulement par l’action
(l’exécution technique de l’accident) mais également dans la manière de l’amener

et dans ses conséquences sur le personnage et la situation, c'est à dire le jeu.

Cette étape donne toute la place au personnage. Elle met, par conséquent, en évidence

la fantaisie propre à chacun.

LES ÉTIREMENTS

Comme les échauffements sont essentiels avant la pratique des accidents,

les étirements le sont tout autant après.

Suivant la façon dont le corps a été sollicité pendant la journée, un temps est consacré à des étirements.

Ils aident à la récupération et minimisent les courbatures du lendemain.

 

COMÉDIE

LA
ACCIDENTOGÈNE
L'Art de la Bourde,
de la Poisse
& Autres Catastrophysiques
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& Autres Catastrophysiques
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